Pariétaire ou perce muraille

Pariétaire ou perce muraille
Usage:

La plante qui pousse dans les murailles est connue par plusieurs de nos interlocuteurs comme étant diurétique. Pour M. G. à La Croix-sur-Roudoule et Mme D. dans la Vésubie, il ne faut conserver que les tiges rouges et les employer fraîches. La plante est vivace et on la trouve facilement toute l’année.

L’enquête de François Couplan auprès de M. M-B. à Valdeblore apporte des précisions : "les tiges feuillées fraîches de pariétaire sont mises à bouillir 2mn environ, puis infusées comme une tisane 10 mn. On utilise une dizaine de tiges pour un litre d’eau. Cette décoction légère est bue à volonté, seule ou avec du vin ou n’importe quoi. Elle se garde 24 h et c’est radical, ça vient de suite." (1)

Une personne évoque l’emploi de la tisane pour lutter contre les inflammations de la vessie.

M. F. dans la Vésubie raconte que les femmes pouvaient également sans servir en cataplasme sur la poitrine quand elles avaient des problèmes de lactation.

La plante peut être utilisée contre les hémorroïdes. Elle est broyée et étendue entre deux couches de gaze. Des compresses imbibées d’une forte infusion de la plante fraîche peuvent être aussi appliquées sur les parties enflammées(2).

Les enfants en bénéficiaient également. Mme F. dans Tinée, se souvient que l’on remplissait  les chaussons des petits avec de la "parparigle", de l’absinthe et une autre plante dont elle n’a plus le souvenir quand ils étaient malades ou fatigués. M. G. dans la Val d’Entraunes, évoque aussi la tisane pour les enfants lorsqu’ils avaient des maux de ventre. Mme R. dans le Cians, la mentionne également pour les bébés, mais elle n’est pas très précise quand à l’affection soignée : maux de ventre liés à la digestion ou diarrhée.

Concernant les usages domestiques, dans la Roudoule et la Tinée, on s’en servait pour nettoyer les bouteilles.

(1)COUPLAN François, Enquête ethnobotanique, Tinée, 1982.
(2)LIPSKIER Peggy, Etude la médecine traditionnelle dans les vallées de la Tinée et de la Vésubie, thèse de la Faculté de Pharmacie de Marseille, Marseille, 1983.

Nom français: Pariétaire ou perce muraille
Nom dialectal: "cambaroucette" (Tinée-Lipskier - Valdeblore-Couplan) - camba rousset (Estéron) - camborousseto (la) (Vésubie) - le cambarousset (Bouchanières) - parparigle (Saint-Sauveur) - cambaroussé (Saint-Martin d'Entraunes) - chambarousette (Roure) - saïrette (Rour
Nom latin: Parietaria officinalis L.
Famille: Urticacées