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Les hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem à La Croix-sur-Roudoule 

Cet ordre militaire et religieux fut abondamment utilisé dans les campagnes des comtes de Provence. En 1262, Charles Ier d'Anjou décide de soumettre à son autorité les Glandèves. L'implantation des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem à la "Cros" y trouve peut-être son origine. La forteresse contrôle le chemin qui conduit de Puget-Théniers à Guillaumes qui est une importante place forte comtale.

Le baillage de La Croix, en 1338 ne comportait que trois membres de l'ordre : un précepteur, un prêtre, un sergent et deux donats. Ces deux "donnés" sont d'origine noble et portent le même nom que le précepteur, Féraud de Baras. Il est vraisemblable, comme cela était la coutume, qu'ils soient ces neveux. Les tâches subalternes étaient confiées à du personnel (deux serviteurs, trois bailes, un pétrisseur, un messager, un bouvier, un boatier (serviteur récoltant le bois). De la commanderie de La Croix dépendaient des possessions de l'Ordre notamment à Annot, Ascros, Guillaumes, Isola, Saint Etienne, Touët et Saint-Léger. Dès l'arrestation des templiers en 1307, dont l'ordre est supprimé en 1312, les biens de la maison templière de Rigaud dépendent des Hospitaliers. En 1486, La Croix perd son statut de commanderie et dépend désormais de la commanderie de Nice.  En 1613, La Croix devient une coseigneurie où l'Ordre se partage avec le seigneur de Daluis (René de Castellane) la haute, la moyenne et basse justice, un four et un moulin banaux et le droit de pulvérage sur le bétail étranger qui passe sur les terres du village. La coseigneurie est ensuite partagée avec les Villeneuve-Beauregard, seigneurs de la Gaude avant que le fief ne passe toujours pour moitié aux Corporandy d'Auvare, à partir de 1773.

Source : ETIENNE Geneviève - "Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem", dans Histoire du Pays de la Roudoule, édition Ecomusée du Pays de la Roudoule, Puget-Rostang, 1994, p. 31-37