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Le Traité de Turin (24 mars 1760)

Depuis la Dédition de 1388, le tracé des frontières n’avait pas beaucoup varié, à l'exception d’une maigre retouche, comme  la cession du village du Mas à la France en 1718.

Cependant au XVIIIe s, le concept de la linéarité s’impose. On souhaite rompre avec la politique des "terres pêle-mêlées" ou des enclaves selon Vauban pour répondre à des nécessités stratégique. En signant le Traité de Turin, le 24 mars 1760, le chevalier Ossorio, premier ministre du Royaume de Sardaigne, et le marquis de Chauvelin, ambassadeur de France à Turin, apportent de considérables modifications à une frontière capricieuse. Le nouveau tracé s’appuie sur des éléments topographiques beaucoup plus affirmés : ligne de partage des eaux entre Var et Verdon du col de la Cayolle à Daluis, succession de crêtes et de vallons entre Daluis et la confluence Riolan/Esteron, cours de l’Esteron jusqu’à sa confluence avec le Var, enfin cours du Var jusqu’à son embouchure.

Cette frontière détache de Puget-Théniers une partie de son territoire, le Plan de Puget, qui après avoir été pendant plusieurs années administré comme une commune, sera ensuite incorporé à la commune d’Entrevaux (Dél. Du 20 juillet 1783).

Le Traité de Turin s’accompagne du maintien de formes locales de jurisprudence et surtout du maintien de l’usage du français (décret du 19 Juillet 1770). Cette décision montre que le changement  de nationalité ne boulverse pas vraiment les structures profondes des populations, même si à certaines époques la langue reste une question déterminante dans la politique des  Etats.